Santé

Face à l’urgence de la crise sanitaire et à l’aggravation des problèmes de santé publique tels que le cancer, les allergies, l’obésité,…, Nature Vivante s’associe à l’Appel de la jeunesse « pour que le lien entre la Santé et l’Environnement soit au cœur des choix politiques ». Convaincue qu’une alimentation saine est la base de la santé, Nature Vivante appuie les démarches en faveur de l’introduction du Bio dans la restauration collective pour tenir les engagements du Grenelle de l’environnement, à savoir atteindre la part de 20% de produits bio dans la restauration collective publique d’ici 2012.

« Nous ne pensons pas que notre génération et celles à venir puissent
être en bonne santé sur une planète malade »
, Martin Rieussec, président

Appel de la jeunesse

Une étude publiée en 2008 en Espagne indique que la moitié des jeunes espagnols ont un sperme de mauvaise qualité et auront plus de difficultés à avoir des enfants. Les altérations dans la concentration du sperme pourraient remonter à la période embryonnaire (avant la naissance des individus en question) et être dues, dans les zones très industrialisées, à l'exposition de l'embryon à des perturbateurs endocriniens à travers le cordon ombilical. Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui agissent dans l'organisme comme des hormones féminines et tendent à s'accumuler dans l'organisme dans les graisses comme le lait maternel. Ces substances, dont 550 d'utilisation habituelle, répertoriées par l'Union européenne, sont très résistantes à la biodégradation et sont présentes dans notre alimentation. Au-delà du constat de la crise sanitaire, deux points nous montrent que le lien entre la santé et l’environnement est une notion complexe, celui des incertitudes scientifiques et celui de l’impact sanitaire de contextes sociaux défavorisés.

L’influence des données socio-économiques sur les impacts sanitaires est très importante. Dans un contexte défavorisé, le cadre de vie est de moins bonne qualité et plus anxiogène. Les individus y ont souvent de moins bonnes habitudes alimentaires et une activité physique réduite. Tout ceci se conjugue pour aboutir à une mauvaise santé et une mortalité excessive. Par exemple en ce qui concerne la cirrhose du foie associée à la prise d’alcool, le risque double dans les milieux les plus défavorisés. Deux attitudes sont alors possibles : inciter les gens à une moindre consommation d’alcool ou agir sur les facteurs de défaveur sociale, sachant qu'en supprimant les causes de la défaveur sociale, il est possible de jouer sur tous les facteurs aggravant la mortalité. Même quand la cause est connue (tabac ou alcool), l'action sur le contexte (pauvreté, exclusion…) peut s'avérer plus efficace du point de vue de la santé publique. Cet éclairage nous montre bien qu’il n’est pas suffisant d’interdire par une série de mesures la commercialisation de molécules toxiques ou faire des campagnes de prévention pour améliorer l’état de santé des citoyens. Mettre en place des actions sur le contexte est aussi nécessaire.

Consulter la charte en PDF - Appel de la jeunesse

Les entretiens de l'alimentation bio | La biodiversité | Santé